L’avocat de demain sera un avocat entrepreneur

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Avec plus de 66 000 avocats en France en 2018, la profession frôle la saturation. Dans cette atmosphère concurrentielle, l’importance d’avoir une démarche entrepreneuriale pour gérer un cabinet d’avocats se confirme de plus en plus à l’avenir. Quels sont le profil et les compétences de ce nouvel avocat entrepreneur ? Quels sont les enjeux et les outils indispensables à la transformation du cabinet d’avocats de demain ?

 

L’importance d’adopter une démarche entrepreneuriale

La nécessité d’introduire une approche plus commerciale dans sa gestion est dictée aujourd’hui par le contexte particulier de la profession. Les avocats sont de plus en plus nombreux, ce qui encourage une certaine concurrence.

Grâce à Internet, de nouveaux services, certes parfois d’une qualité discutable, sont accessibles à tous (par exemple, modèle de contrat « personnalisé » en ligne en quelques clics, etc.). Si ces services ne dispenseront jamais des conseils d’un professionnel, ils sèment le flou dans l’esprit du justiciable.

Mieux informé, du moins en apparence, le client moderne cultive de plus en plus ce besoin très contemporain de transparence et d’ultra disponibilité. Par exemple, ils ont besoin de comprendre votre facturation et vos honoraires, voire de les comparer à ceux des autres cabinets. Pouvoir vous contacter facilement sur différents supports (smartphone, ordinateur, etc.) et obtenir une réponse rapide est également devenu un impératif aujourd’hui.

Dit autrement, cette quête de transparence ne fait qu’accentuer pour vous la nécessité d’être rentable et compétitif.

 

2 exemples de brèches ouvertes par la loi

L’esprit d’entreprise a le vent en poupe… Même chez les juristes ! 2 exemples législatifs invitant à une approche plus commerciale des cabinets :

La loi Macron n° 2015-990 du 6 août 2015 a rendu possible l’interprofession, c’est-à-dire l’alliance à visée économique entre les professionnels du droit, experts-comptables, huissiers de justice, administrateurs judiciaires, notaires, etc., et bien sûr, avocats. Désormais, ils peuvent choisir de travailler ensemble dans une même structure juridique (société d’exercice interprofessionnelle). C’est une possibilité majeure de s’agréger pour fonctionner comme une entreprise, ce qui était impossible jusqu’alors.

Il faut souligner également le décret du 28 octobre 2014 n° 2014-1251 qui permet aux avocats de faire de la sollicitation personnalisée et de la publicité. Bien qu’encore assez peu exploitée, cette nouveauté est, à bien y regarder, une vraie révolution dans le monde du droit. Elle rentre dans une dynamique d’entreprise puisqu’il s’agit tout simplement d’accentuer l’élément différenciateur du cabinet par rapport aux autres (marque innovante, spécialité de niche, etc.). Cette recherche de différenciation est capitale dans une logique entrepreneuriale car elle permet de mettre en lumière votre valeur ajoutée pour se démarquer et vendre mieux vos services.

 

Les opportunités offertes par la Legal Tech

Le développement des innovations technologiques sur le marché du droit a permis à des services auparavant inexistants d’être désormais bien implantés et efficaces.

L’émergence de ces nouveaux acteurs, alliant technique et juridique, permet aux avocats de déléguer un certain nombre de tâches qu’un entrepreneur doit faire au quotidien.

Grâce à des outils modernes et innovants comme ce que propose Jarvis Legal dans sa solution de gestion : suivi des clients via un CRM, suivi des temps, API connectée, outil de facturation, etc., votre gestion au jour le jour du cabinet est facilitée. Là, où avant c’était long et fastidieux, c’est désormais simple et rapide grâce aux nouvelles technologies.

Ce gain de temps libère des heures précieuses pour se concentrer sur son cœur de métier. Mais c’est aussi le meilleur moyen pour l’avocat, accompagné dans la gestion de son cabinet-entreprise, de se glisser plus aisément sous une casquette d’entrepreneur !

 

Finalement, comment devient-on avocat entrepreneur ?

L’esprit d’entreprise adapté au cabinet d’avocats s’appuie sur 3 points majeurs :

  • Investir et innover pour attirer les talents, pour développer et améliorer le quotidien du cabinet. C’est l’essence de la démarche d’un entrepreneur : comprendre que la prise de risque et l’investissement SONT nécessaires pour espérer faire grandir et croître davantage son business. Penser à long terme est essentiel pour se développer pleinement. Par exemple, investir dans des solutions modernes, dans un nouveau collaborateur, etc.
  • Mettre la rentabilité au premier plan : le profit est la raison d’être de l’entreprise. Pour l’avocat, ce ne doit plus être un gros mot ! La gestion financière doit être automatisée et organisée rigoureusement comme celle d’une entreprise.
  • Mesurer et suivre sa performance : la mise en place d’indicateurs de performance permet de mesurer l’impact de toutes ses actions : nombre de contacts récoltés via le site internet du cabinet, retombées de telle ou telle nouvelle activité développée dans le cabinet, le nombre d’heures passées sur un dossier (pour pouvoir l’expliquer au client !), etc. Ce que l’on mesure croît. C’est donc un excellent moyen pour se concentrer sur ce qui marche le mieux et améliorer ce qui marche le moins.

 

Toutes les facettes d’un entrepreneur sont au fond déjà présentes dans le quotidien d’un avocat : marketing, commercial, comptabilité, relation client, etc. S’appuyer sur les outils de la Legal Tech permet de franchir les dernières limites qui l’empêchent de développer son cabinet comme un avocat dirigeant d’entreprise accompli.