Avez-vous entrepris une démarche d’automatisation ?

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Club des Juristes Augmentés, épisode #2

A l’occasion de la 2ème table ronde autour des enjeux d’automatisation, nous avons organisé une étude autour des attentes et des besoins d’une direction juridique.

Chaque semaine nous partagerons avec vous un chiffre clé qui permet de mieux comprendre où en sont les Directeurs Juridiques, quels sont leurs attentes, quels projets ont été initiés, à quelles fins et pour quel résultat.

 

Les Directions Juridiques à la manoeuvre

Contrairement aux idées reçues, nombreuses sont les directions juridiques qui ont entrepris une démarche de modernisation et de transformation digitale. Certaines rencontrent fréquemment les éditeurs de logiciels et Legaltech à même de leur fournir des services à forte valeur ajoutée. D’autres, plus entreprenantes, créent leurs propres briques fonctionnelles autour de l’automatisation de NDA ou de formulaires en ligne pour saisir la direction juridique autour d’un sujet donné.

Les directions juridiques prouvent une nouvelle fois que le degré de maturité a fortement évolué ces dernières années sur les sujets liés à l’innovation : elles sont conscience de la nécessité de faire évoluer les méthodes et les outils pour mieux répondre aux challenges à venir. Comme le montre l’indicateur du jour, plus de la moitié d’entre elles ont mis en oeuvre des projets d’automatisation autour de problématiques juridiques, soit avec des partenaires, soit en propre.

On est donc bien loin d’une direction juridique passive et isolée. La majorité d’entre elles ont décidé de prendre leur destin en main. Cela passe par l’appropriation des nouveaux services et des nouvelles solutions qui sont à leur disposition.

 

Une dynamique positive qui doit être maîtrisée pour réussir

Pour autant, il est aussi notable que près de la moitié des Directions juridiques interrogées ont indiqué être au point mort après de multiples tentatives. La raison à ce constat ? Elles sont en réalité multiples. Les très grandes entreprises peuvent se heurter à des freins internes : confiance dans le partenaire, audits techniques et conformités aux politiques de sécurité, interactions exigées avec les solutions existantes, organisation du déploiement, de la formation, de l’accompagnement au changement…

Les structures de taille moyenne peuvent quant à elles rencontrer des freins d’ordre financiers, d’implication des équipes, d’un manque de préparation sur la définition des besoins et des objectifs.

La nécessité d’être accompagné sera parfois nécessaire lorsque la direction juridique n’a pas la maturité suffisante ou la possibilité de bien cadrer la démarche, de fixer les jalons, de définir les priorités. Celles qui obtiennent les meilleurs résultats en terme d’adoption des nouveaux outils digitaux sont celles qui se sont dotées d’un CDO (Chief Digital Officer), d’un CLO (Chief Legal Officer) ou d’un COO (Chief Operation Officer).

Quelque soit le nom qui lui est attribué, ce rôle est clé dans la coordination de projets qui peuvent impliquer plusieurs autres directions de l’entreprise (DSI, Commerciale, Financière…) et plusieurs partenaires (éditeurs, intégrateurs, auditeurs…). Il donne également une cohérence à l’ensemble de la démarche de modernisation des pratiques, sur un temps longs (généralement sur 3 à 5 ans).

 

Les solutions SaaS, véritables facilitateurs ?

Trop longtemps confrontées à des projets longs et fastidieux, les directions des grandes entreprises sont peu enclines à initier de nouveaux projets. C’est d’autant plus vrai pour les directions juridiques ont moins l’habitude de ce type de projet, tant sur les aspects humains que sur les aspects financiers.

Heureusement, les directions achats et financières interviennent en appui de leurs démarches pour palier à ce manque d’expérience. Mais la vrai nouveauté est la disponibilité sur le marché de solutions SaaS, opérées par l’éditeur ou dans l’environnement du client. Cela crée une réelle opportunité jusqu’ici inaccessible, et à plusieurs niveaux.

Tout d’abord parce qu’une solution SaaS se déploie rapidement, d’autant plus qu’elle a été conçue autour d’API et de connecteurs nativement disponibles. Elles se connectent facilement aux référentiels disponibles dans le SI du client.

Ensuite, elles disposent d’interfaces intuitives. Faisant appels aux mêmes principes de navigation que la plupart des applications utilisées sur le web, les utilisateurs se les appropries rapidement. Le taux d’usage monte rapidement. Les directions juridiques obtiennent quasi immédiatement les premiers bénéfices en apportant des solutions pratiques aux exigences quotidiennes de leurs équipes.

 

La semaine prochaine, nous verrons comment les projets d’automatisation sont perçues par les équipes elles-mêmes.