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Quitter la collaboration libérale et s’installer en 5 étapes

L’avocat est de plus en plus mobile dans sa carrière et il existe aujourd’hui autant de modes d’exercices qu’il y a de profils d’avocats. Si certains font le choix de l’installation à titre individuel, d’autres préfèrent opter pour la création d’une structure avec des confrères, si ce n’est avec d’autres professions réglementées (dans le cadre d’une SPE). Enfin d’autres avocats choisissent de faire carrière au sein d’un cabinet et, éventuellement, de prétendre à l’association.

Si pendant très longtemps, le schéma classique était de « faire ses classes » pendant quelques années dans un cabinet, la nouvelle génération d’avocats qui arrive sur le marché semble vouloir s’émanciper et s’installer comme avocat plus rapidement. Il est toutefois nécessaire de se poser les bonnes questions avant de procéder à l’installation.

Anticipez votre installation dès votre collaboration

L’installation s’anticipe et implique souvent un changement de mode de vie pour un avocat. Quitter sa rétrocession d’honoraires confortable est un risque que beaucoup d’avocats craignent, surtout s’ils n’ont pas pu développer leur clientèle personnelle au sein d’un cabinet.

Afin de palier cette crainte, il est nécessaire de préparer son installation depuis sa collaboration. L’objectif doit être de se détacher petit à petit de l’image de son cabinet et de faire valoir une identité propre et des compétences propres. Ainsi, la première étape peut être de se créer une site internet propre avec des offres propres avant de s’installer. Cela permet :

  • de prendre le temps de réfléchir à son positionnement, ses offres et son identité visuelle avant d’être pris par des contraintes économiques et la nécessité de générer rapidement de la clientèle ;
  • de s’émanciper de l’image de son cabinet et d’être visible sur google ;
  • de tester de le marché et d’avoir un premier retour sur sa capacité à générer du lead.

Bâtissez votre offre et différenciez-vous

L’arrivée sur le marché d’autres acteurs (legaltech, experts comptables, associations, etc.) imposent aux avocats de bâtir une offre solide et différenciante avant de s’installer. En effet, l’avocat ne peut plus se contenter de « poser sa plaque » et mettre en avant une expertise juridique classique.

Formalisez les besoins de vos clients et de votre cible et bâtissez une offre qui répond à leurs attentes.

Plutôt que de mettre en avant sur votre site internet des expertises juridiques générales (domaines du droit), essayez de packager vos prestations et problématisez vos domaines d’intervention en fonction des besoins de vos clients. Aussi, n’hésitez pas à proposer des prestations en ligne et automatiser des tâches à faible valeur ajoutée afin de gagner du temps et être compétitif sur les prix.

Enfin, un cabinet peut être aussi innovant par les services annexes que l’avocat peut proposer à son client, par exemple :

Mobilisez différents leviers de communication

Afin de vendre ses prestations, il est nécessaire d’être identifié et identifiable sur le marché. Une stratégie de communication implique de mobiliser différents canaux afin de faire valoir son expertise.  

– Tout d’abord, une approche minimaliste consiste à s’inscrire sur une plateforme de mise en relation avocats-clients. Il existe aujourd’hui une dizaine de plateformes de mise en relation, chacune comportant des fonctionnalités spécifiques. Certaines plateformes font payer l’avocat, d’autres non. L’inscription sur une plateforme permet, à minima, d’être référencé sur web et de générer quelques calls. Ainsi, l’analyse des solutions existantes sur le marché semble être une étape préalable indispensable afin de préparer son installation (en ce sens, voir la vidéo « Trouver un (bon) avocat #1 (battle des legaltech)»).

 

– Puis, il est nécessaire d’avoir une démarche proactive sur les réseaux sociaux. Ces nouveaux médias vous permettent de vous créer une communauté (1), de générer une base de prospects (2) et d’améliorer votre référencement (3). L’objectif est d’être identifié en tant que spécialiste autour d’une ou plusieurs expertises. La première étape consiste à analyser le comportement de sa cible (individuels, professionnels, etc.) et de s’inscrire sur les réseaux les plus pertinents afin de les toucher. Si LinkedIn est le réseau professionnel de prédilection, il ne faut pas sous-estimer la force d’autres réseaux comme YouTube et Instagram. Une démarche proactive sur les réseaux implique de publier du contenu très régulièrement, que ce soit du fond (articles, infographies, vidéos) ou du storytelling (intervention à des conférences notamment). Publiez aux « heures de pointes » dans chaque réseau afin que vos publications aient le plus d’impact et n’hésitez pas à collaborer avec d’autres professionnels en vous taguant mutuellement dans chaque publication. Mettez en avant votre écosystème et il vous le rendra !

– Enfin, il ne faut pas hésiter à offrir du contenu gratuit à votre communauté. Le temps investi dans cette démarche permettra de valider votre expertise et sera un produit d’appel afin de proposer vos services. Afin d’avoir un retour sur investissement, le contenu proposé doit être de qualité (1), accessible (2) et innovant (3). Tout d’abord, votre contenu doit être juridiquement étayé car il s’agit de la base de votre crédibilité sur le marché. Par ailleurs, le contenu doit être pédagogique afin d’être compris par tous les justiciables (évitez les « nonobstant » et autres tournures juridico juridique). Enfin, proposez un format qui sort des sentiers battus. De nombreux avocats explorent de nouveaux formats tels que les infographies legal design (Kristina Lazatian), des Podcast (Elise Couintet) ou même les vidéos youtube (Arthur Sauzé). Ces formats seront mieux référencés que des articles traditionnels. Proposez d’envoyer à votre communauté votre contenu via une newsletter afin de vous constituer un fichier de prospects.

Organisez-vous afin de travailler efficacement

Dans les premiers mois de l’installation, il est rare d’avoir des bureaux fixes et fermés. Beaucoup d’avocats font le choix de commencer à travailler dans des espaces de coworking dédiés aux avocats, partiellement chez un confrère et généralement multiplient les déplacements. Cette mobilité impose à l’avocat d’avoir tout le temps sur lui accès à ses dossiers et ses pièces tout en protégeant les données de ses clients. Ainsi, une solution cloud privée avec réplication locale est idéale pour être autonome, mobile, parfaitement sécurisé et non-dépendant d’Internet.

Par ailleurs, l’automatisation d’un certain nombre de tâches à faible valeur ajoutée (facturation par exemple) permet de gagner un temps considérable dans la gestion des dossiers.

Générez de la clientèle et suivez vos dossiers

Générer de la clientèle et du chiffre d’affaires est souvent douloureux un avocat qui s’installe car cette dimension commerciale n’a pas été envisagée à l’Université et à l’EFB.

La première démarche, une fois défini son positionnement et établi son plan d’affaires, est de s’appuyer sur son réseau. Vos relations personnelles et professionnelles sont vos premiers soutiens et connaissent de nombreux prospects potentiels. Aidez-les, informez-les, expliquez-leurs ce que vous proposez.

Aussi, une solution simple afin de générer de la clientèle est de recourir à la sous-traitance de dossiers. En effet, les petites structures installées font souvent face à une surcharge de dossiers et cherchent des jeunes confrères à qui sous-traiter des dossiers. Recourir à la sous-traitance est une manière de maintenir un niveau minimum de rémunération, tout en bénéficiant de la flexibilité de l’installation. Une telle solution permet de limiter la phase fastidieuse de prospection et d’avoir directement quelques clients.

Surtout, ayez une vision à 360 degrés de vos prospects et adoptez une stratégie commerciale organisée. Enregistrez tous vos prospects, communiquez vos offres et n’hésitez pas à les relancer.  L’utilisation des solutions SaaS de business development (par exemple, Nomination) permet d’identifier les opportunités de contact avec les prospects qui vous importent et d’engager la relation. Une fois vos premiers prospects convertis en clients, suivez-les et prenez des nouvelles fréquemment afin d’identifier de nouveaux besoins.

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Avocat collaborateur, élément-clé de réussite du cabinet

Trop souvent l’avocat collaborateur est cantonné au rôle ingrat d’ouvrier spécialisé, chargé de produire sans condition ce que l’associé a vendu. Cette organisation historique entre associé et collaborateur a conduit à des dérèglements préjudiciables à toutes les parties : démotivation, manque de productivité…

L’organisation interne du cabinet est souvent proche d’une organisation paramilitaire, avec des associés-chefs qui imposent parfois un rythme et une exigence difficile à atteindre par les « troupes ».

Pourtant, le cabinet bénéficie fortement d’une intégration des collaborateurs à sa stratégie. Celui-ci est en effet tout à la fois l’ouvrier spécialisé qui produit, le représentant  du cabinet et enfin le futur associé.

Faire participer l’avocat collaborateur à la stratégie du cabinet

L’avocat collaborateur a beau être indépendant et libre de ses engagements, le cabinet a intérêt à l’inclure dans sa stratégie. C’est d’ailleurs le sens du mot « collaborer », participer au projet commun. En effet, l’implication et la motivation du collaborateur sera d’autant plus forte qu’il se sent intégré et en cohérence avec les valeurs, la culture, l’expertise du cabinet. En retour, son implication et sa motivation seront des atouts considérables dans la qualité du travail rendu par le cabinet.

Nous pouvons ainsi citer 3 moyens simples de développer l’implication de vos collaborateurs :

  • Organisez un séminaire une à deux fois par an (déjeuner, week-end, après-midi…). Partagez les réalisations, les projets et les valeurs du cabinet
  • Managez vos collaborateurs : contrôlez leur travail, reconnaissez leurs succès, identifiez les points d’amélioration 
  • Prenez en compte leur avis pour ce qui les concerne. Quel logiciel de gestion utiliser ? Comment répartir des tâches entre collaborateurs, avec les associés et assistantes juridiques ?

Améliorer sa productivité

Le travail principal de l’avocat collaborateur est de produire pour le client, sous le contrôle et l’expertise de l’associé référent. Avec les secrétaires juridiques, la productivité du collaborateur est très dépendante des process de travail et du logiciel de gestion au sien du cabinet.

Or, le collaborateur est payé à l’heure. Plus il est rapide, moins le cabinet dépense. C’est pourquoi l’intérêt du cabinet est de mettre à disposition les outils appropriés. Les notions de travail collaboratif, de mobilité, d’ergonomie sont alors des facteurs clés de productivité. Retrouvez ici les 7 raisons pour lesquelles votre cabinet en a besoin.

Prenez en compte le point de vue des opérationnels. Réfléchissez également avec eux à l’organisation, le cabinet dans son ensemble en tirera les bénéfices.

Investir sur son potentiel

Investir dans la formation (juridiques, commerciales, technologiques) de vos collaborateurs est donc nécessaire au développement de votre cabinet. Meilleurs seront vos collaborateurs, plus ils seront contributifs au développement des ventes, à la satisfaction client, à la rentabilité de vos dossiers.

L’avocat collaborateur est aussi un associé en devenir. Ainsi, la perspective de s’associer dans un cabinet à l’écoute et bien géré est un facteur de motivation pour le collaborateur. De son côté, le cabinet bénéficiera d’un nouvel associé déjà formé, efficace et en phase avec les valeurs du cabinet.

En conclusion, considérer ses collaborateurs comme une richesse est un gage de développement du cabinet. Améliorez les outils logiciels, les pratiques managériales sont des axes simples et efficaces de constituer au sein de votre cabinet une équipe de grande qualité ! 

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Logiciels juridiques pour ministères de la Justice ? Une évidence !

La justice est critiquée pour sa lenteur, sa distance avec le citoyen, son organisation archaïque. Pourtant, grâce à des logiciels juridiques cloud, le Ministère de la Justice pourrait fortement améliorer son fonctionnement et son rapport au citoyen. 

Les opportunités des logiciels juridiques cloud

De nombreux services pourraient utilement fonctionner grâce à des solutions cloud : l’état civil, les dépôts de plainte, le transfert d’informations entre entités (commissariat, prison, tribunal, avocats…), etc.

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Logiciel de gestion des temps : 7 raisons pour lesquelles votre cabinet en a besoin !

Les avocats proposent à leurs clients leur expertise et leurs conseils. Ces services sont valorisés sous forme de temps de travail. L’avocat facture ensuite ses honoraires en s’appuyant sur le temps passé sur chaque dossier conformément aux règles de l’ordre. Dès cet instant, le logiciel de gestion des temps présente des avantages immenses . 7 bonnes raisons pour lesquelles vous devez vous équiper !

Facturer avec justesse

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5 questions à se poser pour choisir son logiciel juridique

Il est impossible d’organiser son cabinet d’avocat ou son activité libérale sans s’appuyer sur un logiciel juridique. Cependant, à l’heure du choix, comment sélectionner l’outil qui va le mieux correspondre à ses besoins d’aujourd’hui, et de demain ? 5 questions à vous poser afin de prendre une décision pertinente…

Prendre spécifiquement un logiciel juridique

Beaucoup de logiciels proposent des fonctionnalités de saisie des temps, de gestion de fichiers ou de CRM. Mais seuls les logiciels exclusivement juridiques sont pensés pour l’organisation particulière des métiers du droit et des avocats. Il est important donc de s’assurer que votre logiciel s’adresse spécifiquement aux avocats et pas à toutes les professions.

S’intéresser aux fonctionnalités

Bien que le sujet soit complexe, vous devez en tant qu’avocat et entrepreneur, vérifier que la solution dont vous souhaitez équiper votre cabinet correspond à vos habitudes de travail.

Les fonctionnalités de saisie des temps et de facturation sont essentielles. Qu’en est-il de la gestion des dossiers ? de l’édition de documents ? Peut-on partager ses informations internes ? et avec les clients ou les parties adverses ? Y a-t-il un CRM ? Autant de questions qui doivent être posées et autant de réponses qui doivent être analysées afin de faire le bon choix.

Vérifier la qualité du service de relation client

Une fois votre solution achetée/souscrite, vous allez l’utiliser tous les jours. Vérifiez que votre fournisseur de solution vous accompagnera et comment. L’accompagnement client au début de l’abonnement, des webinars fréquents, un accès facile et réactif aux équipes support sont autant de sujets décisifs pour que votre expérience avec votre nouveau logiciel juridique soit concluant.

L’image de marque du fournisseur n’est pas forcément une garantie suffisante : les opérateurs de téléphonie mobile ou d’accès Internet sont des exemples courants de grandes sociétés incapables de délivrer un service d’accompagnement satisfaisant.

Posez des questions, demandez quels outils sont déployés au quotidien pour les utilisateurs : vous prendrez une décision d’achat plus rassurante dans la durée.

Solution hébergée ou solution locale ?  

Les logiciels installés en local, sur votre ordinateur ou votre serveur, souffrent de plusieurs inconvénients. D’abord, ils sont onéreux car nécessitant un maintien informatique constant. Les mises à jour sont aussi plus longues et plus compliquées. Elles passent par une installation via un CD ou un DVD. Elles sont généralement payantes. Enfin, les solutions installées localement sont exposées aux attaques informatiques (virus, ransomwares).

Nous conseillons donc de privilégier des solutions hébergées et idéalement en cloud privé. En effet, installer votre logiciel sur un serveur hébergé vous oblige tout de même à sécuriser votre infrastructure et complique l’utilisation au quotidien. Un cloud privé comme en propose Jarvis Legal est la meilleure sécurité pour vos données et propose un usage ergonomique.

Regarder le coût complet tout au long de la durée d’utilisation

Certaines solutions peuvent sembler moins chères car proposant une mensualité plus basse. Par exemple, beaucoup de coûts ne sont pas dans les mensualités : coût de migration, d’installation, de paramétrage, de formation (obligatoire ou pas ) ? Ensuite, le périmètre inclut dans le prix peut changer entre les concurrents, certains intégrant des options que d’autres n’incluent pas.

C’est donc le coût complet sur 3 ans qui permet véritablement de comparer les logiciels juridiques entre eux. Et là, généralement, les offres les moins chères ne sont plus celles que l’on croit… C’est le cas pour Jarvis Legal qui propose des coûts d’entrée faibles et une mensualité variable entre 29 et 86 € par mois. Ainsi, le coût complet pour le cabinet est généralement inférieur à la concurrence.

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Facturer ses clients en tant qu’avocat : comment allier souplesse et structure

Notre webinar « Facturer simplement grâce à Jarvis«  s’est tenu vendredi 7 avril à 12h. En 30 minutes, vous avez pu découvrir comment facturer en quelques clics grâce à Jarvis Legal.

Plus de 40 avocats ont participé à ce webinar, inscrivez-vous dès à présent à notre newsletter pour être informés directement de nos prochaines dates.

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Travailler 10 semaines dans la Silicon Valley, un atout déterminant

Jarvis Legal a fait partie du programme de BPI France et Business France dans la Silicon Valley, baptisé Impact North America.

Ainsi, pendant 10 semaines à San Francisco, USA, notre équipe a pu développer notre activité américaine et améliorer nos solutions.

Cette expérience est relatée dans cette interview (en anglais) donné à Impact North America par le président de Jarvis Legal, Alexandre Yérémian.